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Les Faits Historiques Marquants en Martinique

Révolte d'esclage réprimée à St Pierre en 1835
Vue sur le volcan Pelée depuis les ruines de Saint Pierre

L'Éruption de 1902

En 1902 la Martinique est le théâtre d’une catastrophe naturelle et humaine avec l’éruption dévastatrice de la montagne Pelée. La ville de Saint-Pierre, capitale et principale ville de l'île est rayée de la carte en quelques minutes. 

Les nuées ardentes tuent environ 30 000 personnes, incendient et coulent les navires marchands présents dans la baie. Les trois seuls survivants connus de cette tragédie sont le prisonnier Louis-Auguste Cyparis, Léon compère, et la jeune Havivra Da Ifrile

La ville de Saint Pierre, qui était alors considérée comme le petit Paris et qui était une des places les plus influentes de la Caraïbe, ne se remettra jamais de cette tragédie. 

L'ensemble des pouvoirs est transféré à Foyal qui deviendra par la suite la ville de Fort de France.

La période de l'Amiral Robert

Durant la 2nde guerre mondiale, les martiniquais vont vivre des moments difficiles qui ont marqué et raisonnent encore dans le discours des anciens.

En 1939 dans un contexte de début de guerre mondiale, la Martinique est placée sous le commandement de l’administrateur français Georges Robert. Dans le but d’éviter et contourner les envies d’annexions allemandes, britanniques et américaines, il adopte un positionnement contestable et prête allégeance au gouvernement de Vichy et décide d’appliquer la devise « Travail, famille, patrie ».

Il impose de nombreuses restrictions, des privations de liberté, une forte censure et une répression très dure à toute forme de dissidence. Pour incarner le pouvoir dans son intégralité, toute forme politique sera alors prohibée. Les partis politiques et les syndicats sont interdits. Les maires perdent leur pouvoir. La censure et le contrôle absolu se traduisent par exemple par la lecture systématique des correspondances. La brutalité de la répression passera par la persécution, l'emprisonnement mais aussi par plusieurs condamnations à mort d'opposants. 

La révolte aboutit en 1943. L'arrêt des ravitaillements, en provenances des USA, aggrave la situation de famine dans l'île. Un premier mouvement est initié par Victor Sévère (ancien maire de Fort de France) et le béké Raimbaud. Quelques jours plus tard, poussés par les gaullistes, le camp de Balata entame une mutinerie qui aboutira au départ de l'Amiral le 15 juillet 1943. 

Il finira sa carrière au rang d’Amiral. Cette période raisonne encore et toujours avec l’expression « an tan l’amiral Robè » (du temps de l’Amiral Robert). Cette expression est synonyme de souffrance et de restriction alimentaire extrême. 

Les émeutes de 1959

Sur un fond de crise sociétale, de crise économique et politique, les évènements de décembre 1959 partent d’un banal fait divers, un accident de circulation.  Des insultes, une bagarre puis des propos vifs mal interprétés vont donner lieu à une forte répression qui va aboutir à la mort de 3 jeunes martiniquais.

Les émeutes et la répression des 20, 21 et 22 décembre 1959 par les CRS sont associées à un véritable sentiment d'injustice et sont restées gravées dans l’inconscient collectif martiniquais qui sont bien décidés à ne jamais oublier ce fait d’arme.

Grève générale de 2009

Sur fond de vie chère et de crise sociale, une grève générale contre la "pwofitasyon" est lancée en Martinique et fait écho à celles menées en Guadeloupe et en Guyane pour les mêmes raisons. Des émeutes et une tension extrême vont durer 44 jours avant qu’un accord global sur la vie chère ne soit trouvé et signé avec le gouvernement.

Mouvement social contre la vie Chère de 2024

15 ans après la grande grève de 2009, la situation a empiré et de nombreux engagements ne sont pas respectés. Les prix en Martinique et en général en Outremer prennent les populations en otage. Un collectif nommé le RPPRAC reprend le flambeau. En parallèle des négociations de nombreux affrontements ont lieu avec les forces de l'ordre. La venue sur le territoire des hommes de la CRS8 est vue par la population et les manifestants comme une provocations des autorités. 
Les évènements de 1959 sont encore en mémoire.

NDLR : Évènement contemporain qui n'a pas connu un épilogue clair et est considéré comme toujours en cours. 
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