Au début des années 1870, la population réunionnaise est en plein essor et atteint déjà près de 195 000 habitants. Cette croissance astronomique contraste avec la trentaine d'habitants présents un siècle auparavant. Cette présence impose des besoins grandissants dans les domaines du transport et de l'alimentation. Une première série de grands travaux est alors entamée sur l'île.
Tout commence en 1882, avec l'inauguration d'une ligne de chemin de fer de 126km entre les communes de Saint Benoit et Saint Pierre. Au niveau maritime, les travaux commencés en 1879 prennent fin et le Port de la Pointe des Galets est inauguré en 1886. En 1890, seules 3 semaines séparent la Réunion de la France hexagonale.
En 1894, la livraison du
Pont de la Rivière de l'Est, permet de connecter les communes de Saint Benoit et Sainte Rose. Cette construction contribuera au développement de l'industrie sucrière en accélérant les échanges et la livraison des récoltes.
À partir de 1900, la circulation s'intensifie, s'accélère et s'individualise. C'est le début de l'ère de l'automobile avec la livraison des premières voitures sur l'île.
Tous ces développements vont dynamiser la croissance économique de la Réunion sur le premier tiers du 20ème siècle. Durant cette période, de nombreuses cultures sont suffisamment importantes pour faire l'objet d'exportations. C'est le cas du sucre, de la vanille, du manioc, des chouchous (christophines), du maïs, du cacao, du café, du thé, mais aussi des fleurs utilisées en cosmétique comme le ylang ylang ou le géranium. De nombreux fruits et légumes prennent également le chemin de l'Europe.
La meilleure façon d'appréhender son insularité est d'être desservi par voie aérienne. La Réunion accueille son premier vol sur la piste aménagée de Sainte Marie en 1929. L'aviateur Marcel Goulette, parti de métropole vient de rallier l'île à bord de son Farman. Cet exploit a posé les bases de l'aviation à la Réunion. Dès 1936, une liaison régulière entre la piste de Gillot et le Bourget est établie par l'aéropostale.